Au-delà des concerts, ce rendez-vous ambitionne de mettre en lumière l’histoire, les évolutions et les multiples influences qui ont façonné le raï.
Né dans l’Ouest algérien, le genre n’a cessé de se transformer, notamment à partir des années 1960 avec l’introduction de nouveaux instruments, puis des claviers et des sonorités inspirées de la pop, du jazz et du blues. Porté ensuite par la génération des « cheb », le raï s’est progressivement imposé auprès d’un public national et international.
Mais le raï est aussi une mémoire sociale, ayant accompagné les mutations de la société, ses aspirations et ses préoccupations. Son internationalisation, à partir des années 1980, a encore élargi son audience et son univers musical.
Le nouveau festival pourrait ainsi constituer un espace de transmission, de recherche et de documentation, en réunissant artistes, chercheurs et professionnels. L’enjeu est désormais de faire rayonner le raï à l’international tout en préservant l’histoire et les expressions populaires qui ont contribué à sa naissance.
Touaf Ikram

