
Principalement présentes lors des mariages, ces formations féminines interprétaient des chants religieux, spirituels et populaires, accompagnés au bendir, à la gellal ou au rebab.
Bien plus qu’un simple divertissement, leur art constituait un véritable moyen de transmission de la mémoire et des traditions, de génération en génération. Avec l’évolution des cérémonies et l’arrivée des DJ, cette pratique a progressivement perdu sa place, sans pour autant disparaître.
Le style meddahat a même dépassé le cadre traditionnel féminin, certaines de ses sonorités et de son répertoire ayant été reprises et adaptées par des chanteurs de raï. Une évolution qui témoigne de la richesse d’un patrimoine populaire intimement lié à l’histoire musicale d’Oran et de l’Ouest algérien.
À l’heure où un nouveau rendez-vous international consacré au raï se prépare à Oran, cette tradition rappelle que le raï est le fruit d’une longue histoire faite de voix populaires, de métissages et de transmission.
✍️ Bouhadjela Amina


