
Comme nous l’avions rapporté au moment de l’affichage des listes, certains bénéficiaires ne méritaient pas cette attribution. Le temps a donné raison aux chefs de familles « recalés », car certains attributaires ont vendu ces logements sociaux à raison de trois millions de dinars pour certains, alors qu’ils ne leur appartiennent pas, du fait qu’ils ne sont que des locataires auprès de l’OPGI, tandis que d’autres les ont sous-loués.
En effet, au cours de la semaine dernière, à Haï Chahid Mahmoud, dans la commune de Hassi Bounif, une mère de famille ayant déposé sa demande de logement en 2013, mais n’ayant pas eu la chance de figurer parmi les heureux bénéficiaires, cherchait la location d’un logement pour abriter ses enfants. Elle a été surprise par une proposition de location dans un logement social, à raison de 35000 dinars par mois, et bien sûr avec une avance sur loyer d’au moins six mois.
Face à cette déplorable situation, il est légitime de se demander pour quelles raisons les services compétents ne réalisent pas des contrôles de temps à autre dans ces logements pour débusquer ceux qui ont sous-loué ou vendu ces logements sociaux.
Il est également nécessaire de les attribuer à ceux qui les occupent réellement et de poursuivre en justice ceux qui les ont vendus à autrui. Car au train où vont les choses, c’est tout le patrimoine public de l’OPGI qui est menacé de dépeçage par des individus sans foi ni loi qui profitent du laxisme de ceux qui sont censés engager des opérations de contrôle.
✍️ A. Bekhaitia


